17 à u 24 d’Aostu 2026
(Bach, Beethoven, Brahms)
Pour démarrer la 26e édition des Rencontres de Calenzana, le festival a l’immense plaisir d’accueillir à nouveau l’un des artistes les plus marquants de la scène musicale internationale : Renaud Capuçon.
Fidèle ami du festival, le violoniste retrouve la Balagne pour un concert d’ouverture placé sous le signe de l’élégance, de la virtuosité et de l’émotion. À ses côtés, le pianiste Guillaume Bellom, musicien parmi les plus brillants de sa génération, dont la sensibilité et le raffinement font aujourd’hui référence sur les plus grandes scènes européennes.
Ensemble, ils proposeront un voyage au cœur du grand répertoire pour violon et piano, de la lumière de Bach à la puissance expressive de Beethoven, avant de culminer avec l’intense et passionnée Sonate n°3 de Brahms. Un concert d’exception pour ouvrir cette nouvelle édition sous les meilleurs auspices.
Renaud Capuçon (violon), Guillaumme Bellom (piano)
(Beethoven)
Entre l’élan lumineux du « Printemps » et la profondeur du Quintette op.16, Beethoven révèle ici toute son invention chambriste.
Un concert d’équilibre parfait entre virtuosité, poésie et conversation instrumentale.
Le Trio « Geister » pourra offrir une alternative plus mystérieuse et visionnaire.
Ludwig van Beethoven — Quintette pour piano et vents op.16
Grave – Allegro ma non troppo
Andante cantabile
Rondo : Allegro
— Sonate pour violon n°5 en fa majeur op.24 “Le Printemps”
Allegro
Adagio molto espressivo
Scherzo
Rondo
Denis Pascal (piano), David Moreau (violon), Vents
(Prokofiev)
Pierre et le Loup est l’un des chefs-d’œuvre les plus célèbres de la musique classique pour le jeune public. Composé par Sergueï Prokofiev en 1936, ce conte musical raconte les aventures du jeune Pierre, un garçon courageux qui décide d’affronter un loup menaçant malgré les avertissements de son grand-père.
Dans cette œuvre aussi ludique que captivante, chaque personnage est incarné par un instrument ou une famille d’instruments : l’oiseau, le canard, le chat, le grand-père ou encore le loup prennent vie à travers la musique, permettant aux petits comme aux grands de découvrir l’orchestre de façon simple et intuitive.
Pour cette représentation, les artistes résidents des Rencontres de Calenzana uniront leurs talents pour donner vie à ce récit intemporel, tandis que Jérémy Alberti en assurera la narration. Entre émotion, humour et imagination, cette version de Pierre et le Loup promet un moment de partage familial où la musique devient un véritable terrain d’aventure.
Un rendez-vous idéal pour découvrir la musique classique en famille et se laisser emporter par la magie d’un conte qui traverse les générations.
Jeremy Alberti (narration), musique avec les artistes résidents
(Ravel)
Composée au lendemain de la Première Guerre mondiale et dédiée à la mémoire de Claude Debussy, la Sonate pour violon et violoncelle marque un tournant dans l’écriture de Maurice Ravel. Délaissant les grands effets orchestraux, le compositeur choisit ici l’épure et la clarté, explorant toutes les possibilités expressives offertes par le dialogue entre deux instruments seuls.
Le violon et le violoncelle dialoguent dans une tension permanente entre virtuosité et lyrisme. L’œuvre révèle une palette de couleurs et d’émotions d’une richesse remarquable.
À la fois exigeante, inventive et profondément moderne, cette sonate demeure l’une des œuvres majeures de la musique de chambre du XXe siècle. Un face-à-face fascinant entre deux instruments qui, sous la plume de Ravel, deviennent un véritable orchestre miniature.
Une œuvre de chambre intense, libre et profondément moderne.
Alexandre Pascal (violon), Marie-Paule Milone (violoncelle)
Duie voce, dui cori da francà u mare musicale. Lesia Leoncini è Doria Ousset, a dulcezza è a rivolta, pruponenu un viaghju artisticu trà e sponde di u cantu.
Duie voce addunite, a ballana di dui universi chi currispondenu è offrenu à tutti u fruttu di duie generazione in u stessu amore di l’arte.
Purtatu da dui viulini di talentu, Andria Aitelli è Petru Francescu Ucciani, da u pianò di Niculaiu Giovannetti è da a ghitarra elettrica di Bernard Ferrari, Cori/Sponde alza un ponte trà creazione, è tradizione, anziana è nova generazione.
Deux voix, deux cœurs franchissant la mer musicale.
Lesia Leoncini et Doria Ousset, la douceur et la révolte, proposent un voyage artistique entre les rives du chant.
Deux voix réunies, deux univers qui se répondent et offrent à tous le fruit de deux générations unies par un même amour de l’art.
Porté par deux talentueux violonistes, Andria Aitelli et Petru Francescu Ucciani, par le piano de Niculaiu Giovannetti et la guitare électrique de Bernard Ferrari, Cori/Sponde jette un pont entre création et tradition, entre ancienne et nouvelle génération.
(Ibert, Milhaud, Tomasi)
À travers trois compositeurs majeurs du XXe siècle, ce concert met en lumière toute la richesse et l’inventivité du quintette à vents français. Entre élégance, couleur et liberté d’écriture, ces œuvres témoignent d’un art de la nuance et du timbre qui a marqué l’histoire de la musique de chambre.
Avec les Trois pièces brèves, Jacques Ibert déploie une écriture vive et raffinée, pleine d’esprit et de légèreté. Darius Milhaud nous entraîne ensuite sur les chemins ensoleillés de Provence avec La cheminée du roi René, suite évocatrice aux couleurs lumineuses et au charme irrésistible. Enfin, Henri Tomasi, profondément attaché à la Méditerranée et à la Corse, livre avec ses Variations sur un thème corse une œuvre généreuse et inspirée, où résonnent les échos d’un patrimoine musical insulaire revisité avec modernité.
Un programme lumineux et contrasté, porté par toute la virtuosité et la palette expressive du quintette à vents.
Quintette à vents
(Mozart, Puccini, Donizetti, Gounod, Massenet)
Avec Desio, le désir devient le fil conducteur d’un voyage au cœur de l’opéra. Désir d’aimer, de séduire, d’espérer, de rêver ou de retenir ce qui déjà s’éloigne : autant de sentiments qui traversent les plus grandes pages du répertoire lyrique italien et français.
De Mozart à Puccini, de Donizetti à Verdi, en passant par Gounod et Massenet, ce programme donne vie à une galerie de femmes inoubliables. Susanna, Fiordiligi, Musetta, Marguerite, Manon ou encore Violetta dévoilent tour à tour leurs élans, leurs doutes, leurs passions et leurs fragilités. Tantôt espiègles, tendres ou déterminées, tantôt bouleversées par la force de leurs sentiments, elles incarnent toute la richesse et la complexité des héroïnes de l’opéra.
Porté par quelques-uns des airs les plus célèbres du répertoire, Desio propose un parcours sensible et lumineux à travers les émotions humaines. Un moment de grâce où la musique révèle, avec une intensité intemporelle, les multiples visages du désir.
Anne-Laure Allegre-Ogliastro (chant)
(Rameau, Bach, Mozart)
Ce programme célèbre l’âge d’or du concerto et l’art du dialogue musical qui a marqué le XVIIIe siècle européen. De la splendeur de la cour française aux grandes capitales musicales d’Allemagne et d’Autriche, il invite à un voyage où virtuosité, élégance et expressivité se répondent avec éclat.
Les pages orchestrales de Jean-Philippe Rameau ouvrent la soirée dans toute leur richesse de couleurs et leur énergie dansante. Avec le célèbre Concerto pour deux violons de Johann Sebastian Bach, les solistes engagent un dialogue fascinant, mêlant intensité, équilibre et virtuosité dans l’une des œuvres les plus emblématiques du répertoire baroque. Enfin, le Concerto pour cor n°3 de Mozart révèle toute la noblesse et la souplesse de cet instrument, dans une partition lumineuse où se conjuguent grâce mélodique, finesse et joie de vivre.
Artistes Résidents
(Weber, Beethoven)
Au tournant du XIXe siècle, Vienne s’impose comme le cœur battant de la création musicale européenne. Entre l’élégance héritée du classicisme et les élans d’un romantisme naissant, les compositeurs ouvrent de nouvelles voies d’expression, plus libres, plus audacieuses et profondément humaines.
Réunis autour de ce programme, les artistes résidents du festival font revivre toute la richesse de cette époque à travers deux chefs-d’œuvre emblématiques. Le Quintette pour clarinette de Carl Maria von Weber déploie un univers tour à tour brillant, poétique et passionné, mettant en valeur toute la palette expressive de la clarinette. En seconde partie, le légendaire Concerto pour piano n°5 « Empereur » de Beethoven, présenté dans sa version de chambre, révèle toute la puissance visionnaire du compositeur. Entre souffle héroïque, lyrisme et énergie conquérante, cette œuvre monumentale demeure l’un des sommets du répertoire.
Un voyage au cœur de la Vienne impériale, là où s’inventait déjà la musique de demain.
Artistes résidents
(Haydn, Mozart)
Avec Haydn et Mozart, la musique sacrée atteint un équilibre rare entre ferveur, beauté et profondeur. Portées par une écriture lumineuse et profondément humaine, leurs œuvres invitent à une expérience où la spiritualité se mêle à l’émotion la plus sincère.
Dans le cadre majestueux de la cathédrale, ces pages prennent une résonance particulière. Les voix et les instruments s’élèvent avec une force sereine, créant un dialogue entre architecture, silence et musique. Loin de toute démonstration, cette musique touche par sa simplicité apparente, sa noblesse et sa capacité à ouvrir un espace de contemplation intérieure.
Un concert hors du temps, placé sous le signe de la paix, de l’élévation et du recueillement, où la beauté de la musique sacrée révèle toute sa puissance spirituelle.
Les artistes résidents
(M.Haydn, Debussy, J.Haydn, Jolivet)
De Haydn à Debussy, en passant par Jolivet, ce programme explore les multiples visages de la flûte à travers plus d’un siècle de création musicale. Tantôt lumineuse et chantante, tantôt mystérieuse et évocatrice, elle devient le fil conducteur d’un voyage où se croisent nature, imaginaire et poésie.
Avec la célèbre Syrinx et les délicates couleurs des Six Épigraphes antiques, Claude Debussy ouvre les portes d’un univers empreint de rêve et de sensualité, inspiré par l’Antiquité et les paysages méditerranéens. Les œuvres de Joseph Haydn et Michael Haydn révèlent quant à elles toute l’élégance du classicisme viennois, où la flûte dialogue avec les cordes dans un équilibre raffiné. Enfin, l’Incantation n°4 d’André Jolivet invite à une expérience plus intérieure, presque spirituelle, où le souffle devient langage et invocation.
Les artistes résidents
(Beethoven, Saint-Saëns)
Avec son célèbre Septuor, Beethoven signe l’une des œuvres les plus populaires de sa jeunesse. À mi-chemin entre sérénade et musique de chambre, cette partition rayonnante séduit par son inventivité, son élégance et son sens du dialogue entre les instruments. Tour à tour brillante, lyrique ou pleine d’humour, elle révèle un compositeur encore proche de l’héritage classique mais déjà animé par une personnalité profondément novatrice.
En regard, la Sonate pour basson de Camille Saint-Saëns met en lumière un instrument rarement placé au premier plan. Écrite à la fin de la vie du compositeur, cette œuvre allie finesse, virtuosité et charme mélodique dans un langage d’une grande clarté. Entre légèreté, émotion et esprit, elle offre au basson l’une de ses plus belles pages du répertoire.
Les artistes résidents
Et si le chant corse résonnait autrement ? Avec Cantu intimu, la soprano Amélie Tatti propose une rencontre singulière entre deux univers qui semblent parfois éloignés : la tradition musicale corse et l’art lyrique. Accompagnée d’un quatuor à cordes, et parfois d’un piano, elle revisite quelques-unes des plus belles mélodies du patrimoine insulaire dans des arrangements originaux qui en révèlent de nouvelles couleurs.
Berceuses mystérieuses, chants d’amour, mélodies empreintes de nostalgie ou d’espérance : chaque pièce devient le reflet d’une mémoire collective profondément ancrée dans l’histoire de l’île. Portée par la richesse expressive de la voix lyrique, cette musique acquiert une dimension nouvelle, où l’intime rejoint l’universel.
Né d’une démarche personnelle autour de la transmission, de la mémoire familiale et de l’identité culturelle, ce récital fait dialoguer patrimoine et création, tradition et modernité. Un moment rare, sensible et profondément émouvant, qui invite à redécouvrir le chant corse sous un jour inédit
Amélie Tatti
« Âme russe » vous propose un voyage au cœur de la sensibilité musicale russe, entre lyrisme, ironie et éclats dramatiques.
Des mélodies de Sergueï Rachmaninov, Piotr Ilitch Tchaïkovski aux accents satiriques et mordants de Dmitri Chostakovitch, ce programme explore un pan de la richesse émotionnelle d’un répertoire extrêmement coloré . Les romances de Sergueï Prokofiev et les couleurs féeriques de Nikolaï Rimski-Korsakov viennent compléter cette fresque musicale, où se mêlent passion, nostalgie et fantaisie. Une immersion intense dans l’âme slave, portée par des œuvres aussi poignantes qu’envoûtantes
Julia Knecht : chant
Olivier Cangelosi : Pianiste
(Poulenc, Debussy, Lekeu)
À travers trois chefs-d’œuvre du répertoire français, ce récital met en lumière toute la richesse expressive de la sonate pour violon et piano. Entre raffinement des couleurs, liberté d’écriture et intensité émotionnelle, ces œuvres témoignent d’un moment où la musique française invente de nouveaux langages tout en affirmant une personnalité profondément singulière.
Avec la Sonate pour violon de Claude Debussy, la musique se pare de nuances délicates et de jeux de lumière inspirés de l’esthétique impressionniste. La Sonate de Francis Poulenc déploie quant à elle un langage tour à tour tendre, élégant et incisif, porté par une écriture d’une remarquable vitalité. Enfin, la monumentale Sonate pour violon de Guillaume Lekeu, composée à l’aube de sa carrière interrompue trop tôt, bouleverse par son lyrisme ardent et la profondeur de son inspiration.
Alexandre Pascal (violon), Denis Pascal (piano)
Entre la fin du XIXe siècle et les premières décennies du XXe, l’Italie musicale fait naître certaines des pages orchestrales les plus émouvantes de son histoire. Avec Intermezzi, ce programme réunit ces instants suspendus où l’orchestre prend la parole pour exprimer ce que les mots ne peuvent plus dire.
Des élans passionnés de Puccini aux atmosphères poignantes de Mascagni et Cilea, chaque intermezzo dévoile un univers de tendresse, de nostalgie et de lyrisme. Véritables respirations au cœur des grands opéras, ces pages sont devenues parmi les plus célèbres du répertoire orchestral. En écho à cet héritage lyrique, les Antiche danze ed arie de Respighi font revivre avec élégance les mélodies du passé dans une écriture raffinée et lumineuse. Le voyage s’achève avec l’inoubliable Intermezzo de L’Arlésienne de Bizet, dont la simplicité mélodique et la poésie intemporelle continuent d’émouvoir les auditeurs.
Les Artistes résidents
Pianiste, compositeur et improvisateur, Jeremy Hababou développe un univers singulier où se rencontrent jazz, musique classique et influences venues d’Orient. Avec Unorthodox Pianist, il propose bien plus qu’un récital : une véritable expérience musicale, intime et immersive, où chaque pièce raconte une histoire et invite au voyage.
Portée par une sensibilité rare et une grande liberté de langage, sa musique navigue entre écriture et improvisation, émotion et virtuosité. Sur scène, Jeremy Hababou entretient un dialogue direct avec son public, transformant chaque concert en un moment de partage sincère et profondément humain.
Révélé sur les scènes internationales du jazz, salué par la critique et collaborateur de nombreux artistes de renom, il poursuit un parcours original à la croisée des genres. Avec ce spectacle mis en scène par Nicolas Nebot, il invite les auditeurs dans un univers poétique où la musique devient un langage universel, capable de faire naître tour à tour la rêverie, la contemplation et l’émerveillement.
Entre recueillement et éclat, ce programme invite à redécouvrir la richesse du répertoire sacré européen des XVIIe et XVIIIe siècles. À une époque où la musique était autant destinée à l’élévation spirituelle qu’à l’émotion des fidèles, les compositeurs ont créé des œuvres d’une intensité remarquable, mêlant profondeur religieuse, expressivité vocale et raffinement instrumental.
Autour de l’orgue et de la voix, airs sacrés et pages inspirées déploient toute la palette du langage baroque. Tantôt méditatives, tantôt lumineuses et théâtrales, elles témoignent d’un art où la foi se traduit par la beauté du chant et la puissance de l’émotion.
Interprète reconnu des plus grandes scènes lyriques et familier de ce répertoire, Yves Sotin guidera le public à travers ce voyage musical avec l’élégance et la profondeur qui caractérisent son approche. Un moment suspendu, où musique, spiritualité et patrimoine se rejoignent dans une même quête de lumière.
Yves Sotin (chant)
(Bach, Kodály, Haendel/Halvorsen)
De Bach à Kodály, ce programme met à l’honneur l’art du dialogue entre les instruments à cordes. À travers des œuvres d’époques et d’esthétiques différentes, il explore toute la richesse de la musique de chambre : l’écoute, la complicité et la liberté expressive qui naissent de la rencontre entre deux voix musicales.
Les Inventions à deux voix de Jean-Sébastien Bach, véritables modèles d’équilibre et de clarté, révèlent l’élégance d’une écriture où chaque ligne trouve naturellement sa place. Plus d’un siècle plus tard, le Duo pour violon et violoncelle de Zoltán Kodály ouvre des horizons nouveaux, mêlant virtuosité, lyrisme et inspirations populaires dans une œuvre d’une grande intensité dramatique. En point d’orgue, la spectaculaire Passacaille de Haendel/Halvorsen déploie une impressionnante démonstration de virtuosité, transformant un thème baroque en un fascinant jeu de variations où les deux instruments rivalisent d’invention et d’éclat.
Les artistes résidents
(Bartok, Kodály, Strauss / Waldteufel)
Entre traditions populaires et raffinement des grandes salles de concert, ce programme nous entraîne au cœur de l’Europe centrale. Inspirés par les mélodies et les rythmes de leurs terres natales, Kodály et Bartók transforment le folklore hongrois et roumain en œuvres vibrantes de couleurs et d’énergie.
Les envoûtantes Danses de Galánta répondent aux célèbres Danses populaires roumaines, tandis que les valses de Strauss et Waldteufel apportent toute l’élégance et la légèreté de la tradition viennoise. Entre fougue, virtuosité et esprit de fête, ce concert célèbre une Europe musicale où les frontières s’effacent au profit de la danse et du plaisir du partage.
Les artistes résidents
Depuis plus de vingt ans, le Quatuor Leonis fait vivre l’art du quatuor à cordes avec une énergie et une créativité singulières. Récompensé au prestigieux Concours International de Genève, l’ensemble s’est imposé sur les scènes françaises et internationales grâce à l’excellence de son interprétation et à son goût pour les projets originaux mêlant musique, théâtre, humour et autres disciplines artistiques.
Profondément attachés au grand répertoire, les musiciens du Quatuor Leonis abordent chaque œuvre avec la même exigence artistique et le même désir de partage. Leur approche vivante et accessible a séduit aussi bien les mélomanes que les publics les plus éloignés de la musique classique, faisant de chacun de leurs concerts une expérience à la fois sensible, généreuse et profondément humaine.
À travers leur présence aux Rencontres de Calenzana, ils apportent toute la richesse d’un ensemble reconnu pour son engagement, son inventivité et son amour de la musique de chambre. Une rencontre avec quatre artistes qui savent faire dialoguer tradition, émotion et modernité avec une rare intensité.
(Mozart)
Composées alors que Mozart n’a pas encore vingt ans, ces œuvres témoignent déjà d’une maîtrise et d’une inventivité exceptionnelles. Entre élégance classique et intensité dramatique, le jeune compositeur affirme une personnalité musicale d’une étonnante maturité.
Le Quatuor pour hautbois séduit par la finesse de son écriture et la grâce de ses mélodies, offrant à l’instrument un rôle tour à tour brillant et chantant. En seconde partie, la célèbre Symphonie n°25, rendue célèbre par son énergie irrésistible, révèle un Mozart plus fougueux et passionné, dont l’élan dramatique annonce déjà les grandes œuvres de la maturité.
Les artistes résidents
(Brahms)
Composé à la fin de sa vie, le Quintette pour clarinette de Johannes Brahms est souvent considéré comme l’un des sommets de la musique de chambre romantique. Inspiré par la sonorité chaleureuse de la clarinette, le compositeur y livre une œuvre d’une profondeur rare, où chaque thème semble porter la trace du souvenir et du temps qui passe.
Dans un dialogue d’une grande délicatesse avec le quatuor à cordes, la clarinette déploie tour à tour ses couleurs les plus tendres, mélancoliques et lumineuses. Entre sérénité, nostalgie et intensité expressive, cette partition révèle un Brahms au sommet de son art, maître d’une écriture à la fois intime et profondément humaine.
Les artistes résidents
(Schubert)
Avec ses Impromptus, Franz Schubert atteint l’une des expressions les plus accomplies de son art. Derrière l’apparente simplicité de ces pages se dévoile un univers d’une infinie richesse, où la mélodie semble naître avec une évidence bouleversante.
Tour à tour méditative, lumineuse ou profondément mélancolique, cette musique parle directement au cœur. Chaque pièce devient une confidence, un instant suspendu où se mêlent rêverie, émotion et poésie. Dans ce récital pour piano seul, Denis Pascal révèle toute la finesse et la profondeur de cette écriture, donnant voix à l’intimité d’un compositeur dont la musique demeure l’une des plus humaines du répertoire.
Denis Pascal (piano)
Dix violoncelles et chant
Détails du programme à venir.
(Britten, Poulenc)
Avec Benjamin Britten et Francis Poulenc, la musique de chambre du XXe siècle se pare d’une liberté nouvelle, mêlant raffinement de l’écriture, fantaisie et sens du dialogue instrumental. Ces deux compositeurs, chacun à leur manière, cultivent un art de l’élégance où la virtuosité se met toujours au service de l’expression.
La Phantasy Quartet de Britten, œuvre de jeunesse d’une étonnante maturité, déploie un univers poétique et contrasté où les timbres se répondent avec une grande inventivité. La Sonate pour clarinette et basson de Poulenc révèle quant à elle toute la verve du compositeur français : humour, tendresse et légèreté s’y mêlent dans une écriture aussi brillante que séduisante.
Un programme plein de charme et de caractère, où l’esprit, la couleur et l’émotion se rencontrent avec une irrésistible élégance.
Les artistes résidents
(musica corsa)
Le Trio l’Onda réunit trois musiciens aux parcours riches et complémentaires autour d’une formation originale associant bandonéon, marimba, vibraphone et percussions. À la croisée des musiques classiques, traditionnelles, contemporaines et improvisées, l’ensemble développe un univers sonore singulier où les timbres se répondent avec finesse et intensité.
Porté par les compositions de ses membres et nourri par une large diversité d’influences, le trio fait de chaque concert un espace de liberté, d’écoute et de création collective. Le dialogue entre le souffle du bandonéon et la richesse des percussions dessine des paysages sonores tour à tour méditatifs, vibrants ou profondément évocateurs.
Entre écriture et improvisation, tradition et modernité, le Trio l’Onda invite le public à une expérience musicale sensible et immersive, portée par trois artistes unis par une même exigence sonore et un goût affirmé pour l’exploration musicale.
Philippe Biondi (bandonéon, percussions), Romain & Jean-Michel Giannelli (percussions, marimaba, vibraphone)
(Musica Corsa)
Figure incontournable du chant polyphonique corse au féminin, Isulatine porte depuis plus de vingt-cinq ans une voix singulière dans le paysage musical insulaire. Entre tradition et création, le groupe a su construire un univers sensible et profondément ancré dans la langue et la culture corses, tout en affirmant une véritable liberté artistique.
Portées par des voix d’une grande complémentarité, les chanteuses d’Isulatine explorent un répertoire où les chants traditionnels côtoient des compositions originales inspirées par la poésie, la mémoire et les paysages de l’île. Leur approche, à la fois authentique et contemporaine, fait résonner avec force les thèmes de la transmission, de l’identité et du partage.
Ambassadrice de la culture corse sur de nombreuses scènes en France et à l’international, Isulatine séduit par l’émotion, la délicatesse et la puissance de ses interprétations. Un concert où la polyphonie féminine révèle toute sa richesse, entre profondeur des racines et souffle de la création.
Élisabeth Volpei Parigi, Maryline Pietrucci, Laure Degiovani, (chant)
(Mozart)
Pour conclure cette 26e édition des Rencontres de Calenzana, le festival a choisi l’une des œuvres les plus bouleversantes de toute l’histoire de la musique : le Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart. Ultime partition du compositeur, restée inachevée à sa disparition en 1791, cette œuvre mythique continue de fasciner par sa force expressive, son intensité dramatique et sa profonde humanité.
Présenté dans une version de chambre réunissant quatre solistes vocaux et quinze artistes résidents du festival, ce Requiem retrouve une dimension particulièrement intime et saisissante. Loin de l’ampleur des grandes formations symphoniques, cette interprétation met en lumière la finesse de l’écriture mozartienne et la proximité du dialogue entre les voix et les instruments.
Entre lumière et obscurité, douleur et espérance, Mozart y livre une musique d’une puissance émotionnelle universelle. Une clôture d’exception pour les Rencontres de Calenzana, réunissant les artistes du festival dans un même élan de partage, de recueillement et de beauté. Un dernier rendez-vous placé sous le signe de l’émotion, pour achever cette semaine musicale dans la plus grande des élévations.
Les artistes résidents