À la fin du XIXe siècle et au lendemain des expositions universelles, la conception de l’Orient et de l’exotisme se transforme malgré le Salambô de Flaubert. L’Espagne représentait certes la quintessence pour tous les poètes immobiles, ces voyageurs virtuels rêvant d’impossibles ailleurs et de libertés, mais l’arrivée à Paris en 1890 des arts japonais et chinois ouvre de nouveaux horizons et de nouvelles inspirations dont se saisiront Ravel, Debussy et les peintres français…
L’Orient exerce dès lors une fascination et laisse entrevoir une vie nouvelle plus mystérieuse et plus douce, à rebours des heures noires d’un XIXe siècle bourgeois et industrieux où la science toute-puissante semble étouffer les mystères du monde.